
Il y a quatre ans, j’ai complètement arrêté de boire de l’alcool pour des raisons de santé (mon foie ressemble à la surface lunaire semble t-il). Cela dit, je m’autorise encore de temps à autre une gorgée de Saint-Julien, mais rien de plus. Cette décision a transformé mes rapports sociaux, parfois pour le meilleur, parfois pour le pire. Avouons-le, passé une certaine heure dans les dîners ou soirées, quand l’alcool commence à couler à flots, on se retrouve souvent face à des interlocuteurs volubiles, postillonnants et, disons-le franchement, un peu répétitifs. Cette prise de recul m’a fait réaliser à quel point l’alcool est un pilier de nos interactions sociales, au point qu’il semble presque impossible d’y échapper sans passer pour asocial.
C’est donc avec un intérêt tout particulier que j’ai découvert Le dernier verre, un podcast drôle, intelligent et percutant signé Marianne Moing. Je me suis plongé dans ses quatre premiers épisodes, et je peux vous dire que c’est une véritable claque. Marianne, une trentenaire brillante et lucide, propose un bilan intime et collectif sur l’addiction à l’alcool. Elle explore avec une sincérité désarmante la manière dont l’alcool s’insinue dans nos vies : les premières cuites, le binge drinking, le déni, et les récits que l’on se raconte pour justifier sa consommation.
Ce qui frappe, c’est la normalité des histoires qu’elle raconte. Pas de caricature de pochtrons au nez rouge ici, mais des jeunes adultes, bien insérés socialement, qui découvrent que leur identité, lentement mais sûrement, s’érode sous le poids de la dépendance. Jusqu’au jour où, comme une maison rongée par les termites, tout s’effondre. L’alcool, finalement, prend toute la place.
Le ton n’est jamais moralisateur ou dramatisant, et c’est là toute la force de ce podcast. Marianne alterne témoignages poignants et interviews de spécialistes — médecins, addictologues, philosophes — qui apportent un éclairage précieux sur cette drogue légale, omniprésente, mais souvent minimisée. Les récits de ses amis sont bouleversants de sincérité et de simplicité, sans jugement, mais avec une corageuse lucidité.
C’est un podcast que j’écouterais volontiers avec mes enfants, tant il ouvre des discussions nécessaires sur la place de l’alcool dans nos vies et dans notre société. Une invitation à réfléchir, sans culpabilisation, sur nos propres habitudes et sur ce que signifie vraiment « à ta santé ».
L’alcool est aussi un marqueur social, on ne boit différemment suivant le milieu où l’on vit. Et tu as raison quand l’alcool n’est plus notre désinhibiteur , perso je trouve que nos relations sont plus saines, notamment dans l’intimité où il peut faire de sacrés dégâts !
Je vais allez voir ce post-cast.
Et bravo pour ton sevrage, je sais que ce n’est pas simple. Mais tu as raison, un verre de bon vin qu’à des occasions exceptionnelles c’est un vrai plaisir.
Bon moi je suis plus Bourgogne que Bordeaux, je remplace le Saint Julien par un Pommard 😉
Beau dimanche à toi Pops
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