
La vie d’un chien, c’est la nôtre en vitesse 7 fois accélérée.
Petit chiot adorable, jeune chien fou, compagnon dans la force de l’âge, puis vieux chien qui se traîne et dont les forces disparaissent. C’est fascinant et dérangeant de voir cette bande annonce de ce que nous allons (sommes en train ?) de devenir…
Vivre une relation avec un chien, c’est rencontrer l’amour inconditionnel. C’est toucher du doigt ce que peut être un lien où toutes vos maladresses, vos erreurs, vos négligences, vos faiblesses, vos limites, sont pardonnées d’avance. « Le seul endroit où l’on peut rencontrer un être humain digne de ce nom, écrivait Romain Gary, c’est dans le regard d’un chien. »
Et en parlant d’être humain, l’expérience de Stanley Milgram a été tentée avec des chimpanzés. A la seconde où ils comprennent que leurs actions sont la cause directe de la souffrance d’un de leurs congénères, ils arrêtent instantanément le protocole. Impossible de leur faire recommencer. Les chimpanzés n’ont pas le respect aveugle de la blouse blanche, la vénération craintive du prestige du scientifique. Ça ne marche pas avec eux. Par contre, 64 % des sapiens testées, sous couvert de science, ont balancé la dose mortelle. Mais ce sont les chimpanzés que l’on qualifie d’animaux ! Comme disait Nieztsche (je crois) : « l’homme est humain comme la poule vole »…