Il y a des films qui divertissent, d’autres qui marquent. Et puis, il y a ceux qui trouvent un chemin secret vers ton cœur et y gravent une empreinte indélébile. Alita : Battle Angel fait partie de cette dernière catégorie.

Dans un monde dystopique où la technologie a brouillé les frontières entre l’humain et la machine, Alita : Battle Angel raconte l’histoire d’une jeune cyborg amnésique qui découvre peu à peu ses origines et sa place dans un univers impitoyable. Au cœur de cette fresque visuelle époustouflante, Alita incarne la quête de l’identité, la lutte contre l’injustice et la puissance de la résilience. Mais pourquoi ce conte de SF me bouleverse t-il autant, même a la troisième fois que je le vois (et oui, je suis une midinette)?

D’abord, il y a Alita elle-même. Cette héroïne est bien plus qu’un personnage : elle incarne une résilience inébranlable face à l’injustice, une quête de soi déchirante, et une vulnérabilité si humaine qu’elle transcende sa nature cybernétique. Quand elle se redresse, le regard brûlant de détermination, malgré ses échecs et ses pertes, elle nous offre un miroir. Elle nous rappelle ce qu’il y a de plus pur dans notre propre humanité : le courage de croire qu’on peut être plus qu’un assemblage d’erreurs et de cicatrices.

Ensuite, le monde d’Alita est à la fois magnifique et brutal, un contraste qui amplifie son impact émotionnel. Dans cette société stratifiée, où les puissants écrasent les faibles et où la survie se fait au prix de son intégrité, Alita défie les règles. Elle refuse d’accepter la place qu’on lui attribue, et dans ce refus, elle devient une force d’inspiration. Sa colère contre l’injustice résonne profondément en moi, tout comme sa façon de transformer cette rage en espoir.

Mais ce qui me bouleverse le plus, c’est l’intensité de son humanité. Ses doutes, ses désirs, son amour pour Hugo… Ce sont des éclats de vérité dans un monde de métal et de mensonges. Chaque combat qu’elle mène n’est pas qu’une question de victoire ou de survie, c’est une quête d’identité : « Qui suis-je ? Que puis-je devenir ? » Ces questions universelles, tout le monde les porte. Et Alita les hurle à chaque instant de son existence.

Alors, pourquoi Alita me touche-t-elle autant ? Peut-être parce qu’elle m’invite à me demander, moi aussi, jusqu’où je suis prêt à aller pour défendre ce que je suis, pour rêver d’un monde meilleur, et pour agir, sans réserve au lieu de détourner le regard.

« Alita » de James Cameron, sur Netflix, d’après l’oeuvre de Yukito Kishiro, épisode 2 prévu en 2025.